La paix est un chemin exigeant, fait de patience et d’espérance. Se tourner vers Dieu, c’est puiser en lui la force de semer la réconciliation et de bâtir un monde apaisé.
Douce Vierge Marie,
une fois encore, le monde s’embrase.
Dans les décombres des villes bombardées,
à travers la poussière du béton pulvérisé,
dans la fumée noire des voitures calcinées,
vous entendez, ô douce Vierge Marie, un lancinant gémissement qui monte jusqu’au ciel :
« C’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée. » (Mt 2, 18)
Avec cette femme du Liban,
avec cette épouse éplorée de Téhéran,
avec cette mère en deuil en Cisjordanie,
avec cette grand-mère de l’est du Congo
et aussi cette jeune fille-soldat d’Ukraine aux cheveux blonds éclaboussés de boue,
avec toutes ses femmes, à leurs côtés, vous vous tenez debout.
Je vois que vous aussi, douce Vierge Marie, vous êtes en larmes.
Vous aussi, vous êtes blessée : un glaive vous transperce le cœur.
Depuis des années, sur les cinq continents, les uns après les autres, vous êtes témoin des drames provoqués par les conflits meurtriers.
Cette barbarie débridée vous afflige, vous consterne.
Votre cœur est tordu de douleur, par notre douleur.
Jusqu’à quand la méchanceté des hommes avides de violence et ivres de sang va-t-elle se perpétuer ?
Combien de temps, combien de guerres doivent encore ravager la terre et le cœur des mères ?
Vierge Marie, intercédez pour nous auprès du Père :
il ne sait rien vous refuser, puisqu’un jour vous lui avez répondu oui.
Que les guerres s’arrêtent : c’est notre prière.
Que les armes se transforment en outils pour reconstruire les maisons éventrées.
Que le budget de la guerre serve à planter l’olivier.
Que la terre ne soit plus irriguée par le sang et les larmes.
Que les écoles ne soient plus la cible des missiles.
Que les mères voient enfin grandir leurs enfants sans crainte.
Que les hommes s’embrassent et chantent ensemble l’action de grâce pour la paix retrouvée.
Ô douce Vierge Marie, pouvons-nous espérer enfin que la paix règne entre les peuples et dans les familles ?
Nous mettons en vous notre confiance, puisque vous êtes la Mère du Prince de la paix. Nous vous en supplions, au nom du Christ : faites de nous des artisans de paix par la prière et les gestes de douceur.
Que la consolation de Jésus apaise les cœurs et que son sceptre de paix incline chaque homme, chaque femme, la victime comme le soldat, vers le pardon et l’amitié.
Amen
Frère Philippe Verdin
À vous la parole
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