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Écoutons l'éclatante finale de l'évangile selon saint Matthieu et ouvrons nos cœurs aux ultimes paroles de Jésus. En quelques mots, il nous révèle dans un raccourci saisissant ce qu'il a déjà dit pendant qu'il était au milieu de nous. Premièrement, Dieu est Père. Deuxièmement, Il est Fils ; un seul Dieu avec le Père. Troisièmement – lorsqu'il dit : « Et moi, je suis avec vous, tous les jours jusqu'à la fin du monde », il renouvelle sa promesse de nous envoyer l'Esprit Saint ; l'Esprit du Père et du Fils.


Voir première lecture, deuxième lecture et psaume

Évangile

Matthieu 28, 16-20

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » 

Méditation

La valse divine
par Frère Sylvain Detoc
Écouter la méditation

La Trinité, c’est coton ! « Un seul Dieu en trois personnes » ? Difficile d’en parler sans se prendre les pieds dans le tapis…

Heureusement, il n’est pas nécessaire d’avoir des diplômes de théologie pour être sauvé. Jésus nous le dit : le baptême suffit. À condition, bien sûr, que notre baptême soit plus qu’un rite aquatique ! L’eau bénite s’évapore, et après ? 

Eh bien, après le plongeon baptismal, il reste ces noms gravés en nous à l’encre brûlante de la foi, et qu’un simple signe de croix attise : « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Sous cet angle, la Trinité, c’est un jeu d’enfants, une comptine qui frotte les chiffres et les lettres comme des pierres à feu.

« Baptisez-les au nom… » Au nom ? Mais c’est du singulier ! Un seul nom, donc, celui du Dieu unique qui a soufflé à Moïse : « Mon nom, c’est ‘‘Je suis’’ » (Ex 3, 14). Pourtant, dit Jésus, ce nom revêt trois personnes. Il y a un seul Dieu, mais il n’est pas seul en lui-même. Sa vie intime est communion de connaissance et d’amour. Cette pulsation intérieure, sans commencement ni fin, quel mystère ! 

Qui dit « communion », dit « relations ». Ces relations éternelles, Jésus nous donne des noms pour nous en approcher : le Père, le Fils, l’Esprit. Mais la Trinité, au-delà des mots et des idées, c’est une expérience. Les relations, ça se vit plus que ça s’explique. Un peu comme une valse. On peut en parler longtemps ; un jour, il faut entrer dans la danse !

Chant

Ô Dieu de toute grâce
Écouter le chant

Ô Dieu de toute grâce, Père de Jésus Christ,
Dans ce monde qui passe, tu nous donnes la vie,
Nous sommes tes enfants, veille sur nous, Seigneur
En toi, Dieu tout puissant, la joie de notre cœur.

Ô Christ, notre lumière, notre soleil levant,
Fils bien aimé du Père, tu es le Dieu vivant ;
Soleil en notre nuit, dissipe nos péchés ;
Lumière en notre vie, prends-nous en ta clarté.

Ô Esprit Saint du Père et de son Fils Jésus,
Eau vive pour la terre, en nous tu es venu.
Irrigue notre cœur, tout au long de ce jour ;
En toi notre bonheur, aujourd’hui et toujours.

Interprété par les Frères dominicains


Cette semaine, entrons dans la valse de la Trinité avec Madeleine Delbrêl dans Nous autres gens des rues :

« Pour être un bon danseur, avec vous comme ailleurs, il ne faut pas savoir où cela mène. Il faut suivre, être allègre, être léger, et surtout ne pas être raide. Il ne faut pas vous demander d’explications sur les pas qu’il vous plaît de faire. Il faut être comme un prolongement, agile et vivant de vous, et recevoir par vous la transmission du rythme de l’orchestre. Il ne faut pas vouloir à tout prix avancer, mais accepter de tourner, d’aller de côté. Il faut savoir s’arrêter et glisser au lieu de marcher. Et cela ne serait que des pas imbéciles si la musique n’en faisait une harmonie. Mais nous oublions la musique de votre esprit, et nous faisons de notre vie un exercice de gymnastique ; nous oublions que, dans vos bras, elle se danse, que votre Sainte Volonté est d’une inconcevable fantaisie, et qu’il n’est de monotonie et d’ennui que pour les vieilles âmes qui font tapisserie dans le bal joyeux de votre amour. »

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À vous la parole

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Isabelle - 23 mai 2024 - 6:01

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