Frère Jean-Laurent Valois
Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille - Maison du 60
Frère Jean-Laurent Valois
Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille - Maison du 60
“Que faire quand quelqu'un nous a fait du tort ? Jésus nous indique la voie de la correction fraternelle que lui-même a prise. Elle est celle d'une parole juste, une parole qui fait grandir et qui ouvre un avenir.
Évangile
Matthieu 18, 15-20
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
À la Maison du 60, la communauté où j’habite, on vient souvent nous voir comme si nous étions le bureau des réclamations : « Il m'a fait ça » ... « Elle m'a dit ça », avec force détails. Et le mieux, c'est que ces personnes ne se gênent pas pour s'en plaindre ailleurs à qui veut bien les entendre.
La correction fraternelle dont parle Jésus aujourd’hui est précisément l'inverse de ce type de commérage. Loin de nourrir une rancune, elle a comme objectif d'aider la personne qui vous a causé du tort. Aujourd'hui, malheureusement, dans la société, dans les diverses communautés ou encore dans la vie professionnelle, quand quelqu'un fait le mal, la première réaction est le commérage. Tout le monde est minutieusement mis au courant de la faute... sauf la personne concernée. Et les réseaux sociaux n’arrangent rien.
De tels types de commérages sont des fléaux pour les personnes et pour les communautés. Loin d'aider à s'améliorer et à grandir, ils causent la division, la souffrance et le scandale. C'est ce que disait saint Bernard : « La curiosité stérile et les paroles superficielles sont les premiers pas sur l'échelle de l'orgueil, qui ne conduit pas vers le haut, mais vers le bas, précipitant l'homme vers la perdition et la ruine. »
Pour Jésus, au commencement est la parole. La parole... et le regard. Il nous demande de commencer par nous adresser à celui qui a péché contre nous : « Va lui faire des reproches seul à seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. ». Au lieu de dire du mal de lui, avoir le courage de lui dire les choses en face pour l'aider à voir son erreur. Cela suppose de le faire avec amour, comme Jésus nous l'a montré, c'est-à-dire avec douceur et patience.
Et si cela ne suffit pas, il faut alors chercher de l'aide. Mais attention : pas celle du petit groupe qui jase ! Jésus dit : « Prends une ou deux personnes avec toi », c'est-à-dire des personnes qui veulent vraiment aider ce frère ou cette sœur qui a mal agi. Et s'il ne comprend toujours pas, alors on implique la communauté.
Il ne s'agit pas d'exclure qui que ce soit, de lui faire honte publiquement, mais plutôt d'unir les efforts de tous pour l'aider à changer. Il n'y a aucun intérêt à montrer les gens du doigt. Cela rend souvent plus difficile au fautif de reconnaître son erreur. Au contraire, la communauté doit lui faire sentir que, tout en condamnant l'erreur, elle est proche de lui par la prière et l'affection, toujours prête à offrir le pardon et à renouer la relation. Jésus ne dit pas que c’est facile, mais c’est le chemin qu’il propose : lui-même ira jusqu’à donner sa vie pour les pécheurs.
Je connais ta constance et tes labeurs,
Tu as beaucoup souffert en mon nom.
Pourquoi as-tu perdu ton amour
des premiers temps ?
Rappelle-toi !
Tu es sauvé, reviens à moi.
Je te ferai goûter à l’arbre de vie.
Je connais ta détresse et ta pauvreté,
Sois sans peur si tu vis la souffrance.
Pourquoi t’éloignes-tu
quand vient le temps de l’épreuve ?
Rappelle-toi !
Tu es sauvé, reviens à moi.
Je t’offrirai la couronne de la vie.
Je connais ta foi en moi et ton amour,
Sois fort, je viens à toi sans tarder.
Pourquoi tourner ton coeur
et ta vie vers d’autres dieux ?
Rappelle-toi !
Tu es sauvé, reviens à moi.
Je t’offrirai un nom connu de toi seul.
Je connais ton dévouement et ta bonté,
Tiens fermement jusqu’à mon retour.
Pourquoi vivre sans moi
et t’égarer loin de moi ?
Rappelle-toi !
Tu es sauvé, reviens à moi.
Pour toi, je serai l’étoile du matin.
Je connais tes œuvres, tu t’es endormi,
Réveille-toi car je viens à toi.
Pourquoi marcher sans moi
et vouloir m’abandonner ?
Rappelle-toi !
Tu es sauvé, reviens à moi.
D’un vêtement nuptial je te vêtirai.
Je connais ta fidélité à mon nom,
À l’heure de l’épreuve, je te garde.
Pourquoi fermer ton cœur ?
Laisse-toi seulement aimer.
Rappelle-toi !
Tu es sauvé, reviens à moi.
Je graverai en toi le nom de ton Dieu.
Je connais ton cœur, mais tu es malheureux,
Sois plus ardent et ouvre ton cœur.
Pourquoi vouloir chercher la richesse
loin de moi ?
Rappelle-toi !
Tu es sauvé, reviens à moi.
Je te ferai reposer près de mon Père.
Interprété par Choeur dans la ville
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À vous la parole
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