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Chers amis, Jésus nous propose aujourd’hui de devenir doux et confiants comme des moutons. Non pas un troupeau d’herbivores routiniers, mais des agneaux qui écoutent la Parole du berger et qui le suivent.


Voir première lecture, deuxième lecture et psaume

Évangile

Jean 10, 1-10

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » 

Prédication

La poule et la porte
par Frère Philippe Verdin
Écouter la prédication

Dans les jours de la Passion, le style de l’évangile était laborieux, lent, lourd comme la croix, sombre comme le soleil voilé, gris comme notre peine. Mais en ces jours de Pâques, le style de l’évangile est devenu vif, guilleret et joyeux. Ça bouge, ça court, ça se jette à l’eau, ça respire l’audace. Car Dieu est là. Il a vaincu la mort. Et aujourd’hui, Jésus nous montre sa tendresse. C’est l’image du bon berger qui aime ses brebis.

Pour nous faire comprendre qui il est, Jésus utilise des comparaisons. Quitte à provoquer des paradoxes : Jésus est le berger. Mais nous savons aussi que Jésus est l’Agneau. Quitte à trouver aussi des images déroutantes : Il se compare par exemple à une poule, chez saint Matthieu. Quand il se compare à une poule, Jésus veut signifier la même chose que ce qu’il nous enseigne dans l’évangile d’aujourd’hui : « Jérusalem, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants à la manière d’une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes ! » Comme les poussins suivent la mère poule dans la basse-cour, ainsi les brebis suivent le bon berger dans la montagne.

Oui, Jésus est le bon berger. Jésus est aussi la porte. Pas le porche somptueux, la porte étroite. Pour entrer dans le Saint-Sépulcre à Jérusalem, il faut baisser la tête. La porte est petite et basse. La porte qu’ont dédaignée les architectes est devenue la porte du Royaume. Et cette humble porte n’ouvre pas sur une bergerie sombre qui sent le crottin, qui pue le musc, qui transpire la promiscuité : non, « Jésus est la porte d’un vaste jardin joyeux et parfumé », écrit sainte Catherine de Sienne. Jésus est la porte de la vie.

Alors de l’extérieur, l'Église peut sembler une bergerie close, où il faut montrer patte blanche, un club confiné, avec des gardiens soupçonneux. Jésus nous rappelle que l’Église est un pré d’herbe fraîche, semé de muguet, sous les branches de lilas. Ce ne sont pas les curés qui sont les gardiens de la porte. C’est le Christ. Il laisse entrer qui il veut. Et les brebis ne se choisissent pas. Il n’y a pas de cooptation dans l’Église, comme dans un conseil d’administration. Les brebis forment un troupeau disparate, avec des gros et des maigrelets, des toisons épaisses et des tondus, des moutons noirs et des moutons blancs, des pusillanimes et des audacieux. Bref, l’Église, c’est nous.

Accueillons dans nos vies cette tendresse de Dieu. Laissons la joie et l’allégresse des retrouvailles remplir notre cœur : celui qu’on croyait mort reprend la tête de son troupeau. Reconnaissons notre guide et notre pasteur. Écoutons sa voix. En ce dimanche des vocations, entendons la voix du pasteur qui parle comme jamais personne n’a parlé. Suivons cette voix familière. Broutons l’herbe fraîche de la Parole de Dieu. Amen. Alléluia !

Chant

Ô Seigneur, Pasteur fidèle
Écouter le chant

Ô Seigneur, Pasteur fidèle,
toi qui connais tes brebis,
Tu connais le cœur du Père
et le Père te connaît.
Que nos cœurs à ta parole s’ouvrent
et brûlent par ta grâce
Et s’éveillent à ta présence.

Toi, l’Agneau de la vraie Pâque,
immolé sur une croix,
Bon Pasteur qui, pour ton peuple,
livres ta vie à la mort.
Dans ta chair s’ouvre une porte ;
dans le feu de tes blessures,
Resplendit l’Amour du Père.

Ta vie, c’est toi qui la donnes,
nul ne peut te la ravir ;
Tu es venu dans le monde
pour nous donner la vraie vie.
Fais nous vivre en ta promesse
et grandir en ta parole :
« Aimez vous les uns les autres ».

Dans l’aurore de ta Pâque,
tu te lèves du tombeau ;
Aux enfers et sur la terre,
tu délivres ton troupeau` ;
Dans la joie de ta victoire,
viens Seigneur, et ressuscite
Ceux qui cherchent ton visage.

Près d’une source d’eau vive,
tu nous guides et nous conduis ;
et sur des près d’herbe fraîche,
tu fais paître ton troupeau.
Sur la table que tu dresses,
tu te livres en nourriture,
Pain de vie, Sang de l’alliance.

Interprété par les Fraternités monastiques de Jérusalem
Extrait du CD Exultet
℗ ADF-Bayard Musique

M : JS. Bach - P : D. Bourgeois JP. Revel – Ar : A. Gouzes

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À vous la parole

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